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Le Bénévole

L'aider

C'est le laisser faire son travail au sein du club sans le critiquer par derrière

Tu es bénévole
Tu donnes de ton temps,
Tu le fais, toujours gratuitement.
Quand on est bénévole, on s'expose beaucoup,
Si ça marche! très bien, on vous monte le coup.
On vous fait devant un trop-plein de mérite,
Et puis, sur le côté, la jalousie irrite.
Alors, dans votre dos, on dit évidemment,
Que vous faites cela pour gagner de l'argent.
C'est ainsi que l'on use inévitablement
L'enthousiasme de gens, qui très honnêtement,
S'occupent, se démènent avec beaucoup de foi,
Et qui se font piéger, ainsi plus d'une fois.
Alors, quand ils s'en vont, en claquant la porte,
On s'aperçoit, trop tard, de tout ce qu'ils apportent.
C'est triste assurément,
A notre époque, seul règne l'argent.
Tu es bénévole,
Tu es donneur de temps,
Cette race, c'est sûr,
Ne vivra pas longtemps.

                       LE BENEVOLE

Espèce menacée à protéger... 

 

 

Le bénévole, également appelé "activus benevolus" est un mammifère que l'on rencontre surtout dans les associations sportives, où il peut se réunir avec ses congénères. 

 

Les bénévoles se rassemblent à un signal mystérieux appelé «convocation». 

 

On les rencontre aussi en petits groupes, dans divers endroits, quelquefois tard le soir, l'oeil hagard, le cheveu en bataille et le teint blafard, discutant ferme de la meilleure façon d'animer une manifestation ou de faire des recettes supplémentaires pour boucler le budget du club. 

 

Le téléphone est un appareil qui est beaucoup utilisé par le bénévole et qui lui prend beaucoup de temps, mais cet instrument lui permet de régler les petits problèmes qui se posent au jour le jour. 

 

L'ennemi héréditaire du bénévole est le «YAKA» (nom populaire) dont les origines n'ont pu être déterminées exactement à ce jour. 

Le «YAKA» ou "FOCON" est aussi un mammifère bipède, mais il se caractérise surtout par un cerveau très petit qui ne lui permet de ne connaître que deux phrases «Y a qu'à» ou "Faut qu'on", ce qui explique son nom. 

Le «YAKA», bien abrité dans la cité anonyme, attend ; il attend le moment où le bénévole fera une erreur, un oubli, pour bondir et lancer son venin qui atteindra son adversaire et provoquera chez celui-ci une maladie très grave appelée «le découragement». 

 

Les premiers symptômes de cette maladie implacable sont rapidement visibles:

- absences de plus en plus fréquentes aux réunions,

intérêt croissant pour son jardin,

- sourire attendri devant une canne à pêche

- attrait de plus en plus vif qu'exercent sur le sujet atteint un bon fauteuil et la télévision. 

 

Les bénévoles, décimés par le découragement, risquent de disparaître et il n'est pas impossible que, dans quelques années, on rencontre cette espèce uniquement dans les zoos où, comme tous ces malheureux animaux enfermés, ils n'arriveront plus à se reproduire. 

Les «YAKA», avec leurs petits cerveaux et leurs grandes gueules, viendront leur lancer des cacahuètes pour tromper leur ennui : ils se rappelleront avec nostalgie du passé pas si lointain où le bénévole abondait et où on pouvait le traquer sans contrainte. 

NDLR: Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou ayant vécu ne serait évidemment que pure coïncidence ...