U.S.O 1931 : site officiel du club de foot de les ormes - footeo

Les Blessures

Les Blessures

Blessures les plus fréquentes

Que l’on soit Zidane ou simple footballeur du dimanche, la prise en charge médicale des blessures doit rester identique. Seule l’intensité des soins sera différente car nous avons affaire d’un côté à un professionnel du football qui sera en arrêt de travail, et de l’autre côté à un pur amateur qui occupe un emploi non lié avec sa passion.


La Traumatologie du footballeur
L'Entorse de la cheville.
L'Entorse du ligament croisé du genou.
Lésions méniscales du genou.
Les Autres blessures.

 
La Prise en charge
Qu’elles soient à Manchester, au Milan A.C., au Bayern de Munich, au Real de Madrid ou à Lyon, et dans beaucoup d’autres clubs de très haut niveau, nos stars du FootballEuropéen profitent d’un encadrement médical exceptionnel pouvant être réactif à tout moment pour prendre en charge le plus rapidement possible et dans le cadre d’une optimisation remarquable les blessures afin de limiter le temps d’arrêt de pratique.

Ces blessures peuvent handicaper le rendement de l’équipe, en raison des calendriers chargés, même si la plupart des clubs possède un effectif permettant souvent d’avoir une équipe « bis » aussi bonne que la titulaire.

On se souvient du dramatique accident musculaire de Zinedine Zidane, de la fracture spectaculaire de Just Fontaine, et de l’entorse du genou de Robert Pirès, sans parler de la cheville fragile de David Trézéguet ou de Thierry Henry. On tremble pour les adducteurs de Franck Ribéry.
Qu’il s'agisse de Ronaldo, de Diego Maradona ou encore de Franz Beckenbauer, les footballeurs professionnels de tout temps nous ont fait rêver, leurs blessures nous ont beaucoup touché. 

Le retour à la compétition après blessure reste le cauchemar du staff médical, qui doitgérer maximum d’efficacité avec minimum d’arrêt sportif.

Certains footballeurs malheureusement, et malgré la qualité du staff médical, n’ont jamais pu retrouver leur niveau antérieur à la blessure.

Limiter la gravité

  Il est donc nécessaire de prévenir afin d’éviter des blessures qui peuvent mettre un coup d’arrêt définitif à la pratique de son sport préféré. La pratique d’un entraînement adapté, lerespect des règles et de l’arbitrage, le port de contentions ou de protège-tibias font partie de cette prévention.

Une prise en charge immédiate sur le terrain permet de limiter la gravité de la lésion.

Consulter dans les meilleurs délais un médecin spécialiste dans ce type de blessures permet une prise en charge adaptée, votre médecin traitant doit vous aider dans cette démarche.

Le sport est bon pour la santé. Se blesser est malheureusement toujours possible. Rester handicapé à vie est par contre à l’opposé du but recherché.

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

                L'Entorse de la Cheville

Nous prendrons en compte quelques « blessures célèbres », afin de prouver que quel que soit le nom ou le niveau de pratique, nul n’est à l’abri de se blesser et de présenter une pathologie traumatique courante.

L’entorse de la cheville est très souvent rencontrée lors de la pratique du football, pouvant être répétitive si une prise en charge et une conduite thérapeutique sérieuse ne sont pas effectuées dès la première entorse. Nous avons tremblé pour les chevilles de Thierry Henryet David Trézéguet.

Des services d’urgence accueillent tous les samedi et dimanche de nombreux footballeurs ayant présenté une torsion rotation de la cheville avec une douleur élective au niveau de la face externe, un gonflement, afin de confirmer le diagnostic d’entorse.

Le Mécanisme de l’Entorse
Il s’agit le plus souvent d’un mécanisme de torsion en varus, soit seul sur un sol irrégulier, soit à la suite d’un tacle ou au contraire après réception lors d’une phase de jeu collective sur le pied de l'adversaire (très fréquent au volley-ball).

On peut estimer qu'il s'agit de l'accident le plus fréquent du football, que les facteurs prédisposants sont le mauvais état du terrain, des chaussures inadaptées au sol, une instabilité préexistante, ou un tacle mal réalisé.

Conduite à tenir

Le médecin retrouvera :
- une douleur exquise sur la face externe de la cheville
- un oedème péri-malléolaire
- une ecchymose (hématome) le long de la face externe de la cheville
- des mouvements très douloureux en flexion extension varus valgus

Le diagnostic sera clinique et radiologique selon des critères simples :

Les critères d’Ottawa
Il existe 
• une douleur à la palpation de la partie postérieure de la malléolaire externe, 
• une impossibilité de marcher immédiatement après l'accident
• une douleur en dehors du trajet du ligament latéral externe
dans ce cas, on peut suspecter une entorse et une déchirure et un arrachement osseux.

Un bilan radiologique doit être fait : face, profil, face en rotation externe du pied avec
des clichés complémentaires selon l'habitude ¾ externe ou forcé.

L'application en France des critères d'Ottawa pose un problème médico-légal, car il est difficile en cas de doute de pouvoir, sans bilan radiologique, d'affirmer ou non de la présence d'une petite fracture de la malléolaire externe.

Dans ce cas, que l'on soit footballeur professionnel ou simple sportif passionné, il est difficile de ne pas conseiller la réalisation d'une radiographie qui peut être complétée dans un second temps par une échographie tendino-articulaire.

Prise en charge
Sur le terrain : un seul mot : GREC : Glaçage Repos Elévation Contention

Secondairement, en fonction de la gravité de l'entorse, on pourra conseiller la simple immobilisation par strapping souple jusque la pose d'une orthèse avec interdiction de marche pendant une durée pouvant aller jusque trois semaines.

Indications chirurgicales
Peu d’indications chirurgicales restent posées actuellement… Tout dépendra de l’intensité de la laxité. En cas d’entorses répétitives, avec varus supérieur à 15° ou si l'on constate une lésion osseuse ou ostéochondrale associée, le chirurgien pourra s’aider d’imageries complémentaires pour gérer secondairement.

La rééducation
Elle est essentielle pour limiter les récidives et redonner une sensation de stabilité au footballeur. Le kinésithérapeute joue un rôle capital dans laprévention secondaire des entorses tibio-tarsiennes et dans la réhabilitation à l'effort.

Conclusion

Les entorses du ligament latéral externe type tibio-tarsiennes sont fréquentes chez les footballeurs. Une bonne prise en charge associée à une rééducation proprioceptive va limiter les récidives.

Bien se chausser en fonction du terrain, jouer en respectant l'autre et en pratiquant des tacles «propres» reste une bonne prévention afin d’éviter cet accident fréquent du footballeur.

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

                Entorse du ligament croisé

Qui ne connaît pas un footballeur jeune ou moins jeune, anonyme ou célèbre, qui en retombant brutalement sur sa jambe, s’est fait une entorse
du ligament croisé du genou ?

Cela peut toucher n’importe quel joueur de haut niveau. Le cas du français Robert Pirès est un exemple lorsqu’il s’est blessé en évitant un tacle d’un défenseur anglais, le cas de Michael Landreau, le gardien de but du LOSC, en est un autre. 
A noter que la blessure au genou de Grégory Coupet est plus rare au football et ne rentre pas dans les lésions décrites ici.

 Mécanisme d’apparition

Spontanément en pleine course, ou plus rarement lors d’un shoot dans le vide, afin d’éviter un adversaire, ou lors d’un « tacle assassin ».
A noter que les footballeuses sont plus sensibles aux entorses du genou que leurs comparses masculins.
Plus l’on monte en niveau, plus il semble que cette entorse soit rare mais plus grave.

 

Examen clinique

Le diagnostic d’entorse du genou est quelquefois rendu difficile par la douleur immédiate occasionnée par cette lésion et legonflement immédiat du genou.

Le médecin essayera cliniquement à partir de tests d’instabilité d’évoquer le diagnostic d’entorse du genou. Le test le plus connu est celui dit « du tiroir ».

Examen d’imagerie

La radiographie montrera rarement quelque chose, sauf lorsqu’il y a une fracture associée du plateau tibial, plus rare au football (se rencontre surtout dans les sports de contact).

- L’IRM est l’examen le plus fiable et le plus précis pour évoquer non seulement le diagnostic du ligament croisé antérieur, mais pour situer avec précision l’étendue des lésions dont par exemple une fissure méniscale. 

Traitement

Sur le terrain : toujours les mêmes consignes : GREC : Glace, Repos, Elevation, Contention

Mise en décharge de l'articulation. Le footballeur rentre chez lui avec béquillage, et si possible mis en place d'une attèle adaptée.

Au cabinet médical, le médecin pourra juger de l'opportunité de réaliser une ponction articulaire si hématome important. Le traitement consistera à la mise en arrêt fonctionnel du membre inférieur avec interdiction d’appui attèle plus cannes anglaises, ou autorisation partielle de l'appui selon la gravité supposée.

L'arrêt de travail et du football chez un footballeur professionnel sera lié au feu vert du staff médical. Chez un non-professionnel, il dépendra bien entendu du travail effectué.

L'arrêt sportif dépendra de la gravité, il sera rarement inférieur à deux mois est peut-être proche d'une année.

Traitement chirurgical

Il est réalisé sous arthroscopie après l'évaluation des lésions ; il dépendra bien entendu de l'âge du sportif et de son niveau de pratique.

Le traitement chirurgical n'est pas obligatoire ; seul le médecin pourra poser cette indication avec précision.

La rééducation

Elle sera fonction du type de prise en charge avec ou sans chirurgie. La durée est de plus de six mois avec une reprise très progressive du football, après avoir testé son genou par la pratique de la course en ligne, le vélo ou la natation, puis après avoir effectué un très bon travail de renforcement musculaire en de proprioception.

Chez les footballeurs professionnels, des tests de puissance isocinétique seront réalisés pour conduire la rééducation.

Conclusion

Une rupture du ligament croisé antérieur externe du genou chez un sportif de haut niveau peut briser une carrière professionnelle en fonction de la longueur du temps d'éloignement du terrain et de la non récupération totale de ses sensations.

Chez un sportif amateur, la problématique sera liée à celle de la peur de récidive et à son niveau de pratique.

La prévention passe par le respect des bonnes pratiques, associé à un entraînement de qualité.


§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

                Lésions méniscales du genou

 

Il s’agit certainement de la lésion la plus célèbre
du footballeur. Tout le monde côtoie ou va côtoyer un footballeur présentant une douleur de la face interne du genou, très vite diagnostiquée par 
le staff médical comme étant « un ménisque ».

Pour l’anecdote, nous pouvons citer le joueur italien Franco Baresi, Capitaine de l’Equipe d’Italie, qui lors de la Coupe du Monde aux Etats-Unis en 1994 se fractura un ménisquelors du 1er match du Tour éliminatoire, et pu participer 3 semaines plus tard à cette même finale.

Mécanisme des lésions

Des lésions aigues surviennent après une forte flexion/ rotation du genou. Des lésions chroniques proviennent après un long passé de pratique du football.

Le ménisque interne est beaucoup plus souvent touché que le ménisque externe.

Diagnostic médical

Il s’agit d’une douleur à la face interne du genou ou plus rarement à la face externe, survenue pendant un match ou au cours, réveillée par une manœuvre spécifique réalisée par le médecin, qui consiste à provoquer une rotation du genou fléchi à 90°. La douleur est appelée à ce moment là « cri méniscal ».

En attendant la confirmation si nécessaire de la lésion, Glaçage / repos et quelquefoisévacuation de l’épanchement reste nécessaire.

Diagnostic de certitude

Il est soit : 
- clinique
- par la réalisation d’une I.R.M.

Le Traitement

La réparation à minima de la lésion est le traitement actuel le plus souvent proposé au sportif. Il s’agit d’une intervention sous arthroscopie minimale effectuée sans anesthésie générale, en traitement ambulatoire. Bien entendu, le type de lésion peut conditionner un type de traitement différent.

Le principe du traitement chirurgical est le plus souvent retenu. L’abstention thérapeutique associée à un repos sportif peut être conseillée, dans des cas de fissurations minimales.

Les suites opératoires sont souvent simples : le genou est un peu gonflé ou sensible. Lareprise de la marche normale peut être prévue au bout de 8 jours. La réadaptation à l’effort et au sport peut être prévue au bout de 3 semaines.

Il peut être conseillé de réaliser quelques séances de kinésithérapie et de réadaptation à l’effort afin de remobiliser ce genou.

Conclusion

Si ce traumatisme est le plus connu du footballeur, de nombreux professionnels ont été opérés sans conséquence sur leur carrière.

La prévention est difficile, tant l’accident peut être imprévisible. Des techniques modernes chirurgicales laissent en place une grande partie du ménisque non lésé et permettent d’éviter des lésions dégénératives rencontrées chez nos footballeurs ayant pratiqué le football avant l’apparition de la technique dite arthroscopique.