U.S.O 1931 : site officiel du club de foot de les ormes - footeo

SC Bastia / Valenciennes AFC

 9 / Tour de France des clubs de L1 : SC Bastia 

Bastia
  • Président : Pierre-Marie Geronimi
  • Entraîneur : Frédéric Hantz
  • Fondé en : 1962
  • Stade : Stade Armand Césari-Furiani (17000)
  • Couleurs : Bleu et blanc
  • Palmarès:
  • Coupe de France : 1 (1981)
  • Ligue 2 : 2 (1968, 2012)
  • National : 1 (2011)
  • Trophée des Champions : 1 (1972)

Neuvième volet de notre série d'été sur les 20 clubs de Ligue 1. Au tour de Bastia, 12e pour son retour en L1 l'an passé, qui aura fort à faire pour confirmer.

Frédéric Hantz Entraînement Bastia 2013

HANTZ PEUT-IL VISER PLUS HAUT ?

Arrivé à Bastia en 2010, Frédéric Hantz est parvenu à faire progresser l'équipe corse chaque saison jusqu'ici. Champion de National pour sa première année au club, champion de L2 et promu en Ligue 1 lors de la deuxième, le Ruthénois a conduit le SCB à la 12e place pour son retour au sein de l'élite en 2012/2013, soit le meilleur classement parmi les trois promus de l'an passé. Une performance d'autant plus remarquable que Bastia n'avait que le 19e budget de Ligue 1. Confirmer cette progression constante en faisant encore mieux cette année reviendrait quasiment à intégrer le top 10 de la Ligue 1. Un immense défi pour Hantz, surtout si l'on considère que la saison de la confirmation est souvent très délicate pour un promu.

Notre première réponse : Atteindre le même classement serait déjà un exercice pleinement réussi pour Bastia et Frédéric Hantz. Le premier objectif du Sporting sera vraisemblablement le maintien.

LES RENFORTS DEFENSIFS VONT-ILS PORTER LEURS FRUITS ?

La saison passée, le promu bastiais était parvenu à prendre une très belle 12e place malgré une défense des plus perméables. Le club corse, qui avait encaissé pas moins de 66 buts en Ligue 1, a manifestement voulu corriger le tir lors du mercato. Il s'est ainsi attaché les services de Sébastien Squillaci (32 ans) et François-Joseph Modesto (34 ans), deux anciens Monégasques dont la mission sera de protéger plus efficacement le but gardé par Mickaël Landreau. Le recrutement de l'ex-Niçois Drissa Diakité, capable de jouer en défense ou en milieu défensif, va aussi dans ce sens même si l'état de forme du Malien est incertain après une saison quasiment blanche à l'Olympiakos. Il s'inscrit quand même dans cette logique de renforcer un secteur très défaillant l'an passé.

Notre première réponse : Bastia peut difficilement faire pire sur le plan défensif. On avait déjà vu du mieux lors de la deuxième moitié de la saison, puisque l'équipe corse avait concédé 41 buts lors de la phase aller, contre 25 lors de la phase retour.

QUE RESTERA-T-IL DU BEAU JEU BASTAIS ?

Si Bastia avait gardé sa place au sein de l'élite avec une défense aussi faible, c'était surtout grâce à sa qualité de jeu. Mais elle pourrait bien avoir disparu à la fin du mercato. La plupart des meilleurs techniciens du SCB ont d'ores et déjà quitté le club. Florian Thauvin avait signé à Lille dès l'hiver dernier, Jérôme Rothen est retourné à la case départ à Caen et Claudio Beauvue, prêté parChâteauroux durant la deuxième moitié de saison, s'est engagé avec Guingamp. Reste l'un des éléments les plus importants de l'animation offensive bastiaise, Wahbi Khazri, mais le Tunisien est très convoité et devrait lui aussi quitter le club.

Notre première réponse : Convaincre Khazri de rester en Corse est le principal enjeu de la suite du mercato bastiais. Mais si Bastia ne recrute pas un ou deux créateurs pour accompagner le Tunisien, l'écart technique avec l'équipe de la saison passée risque d'être criant.

KESERÜ FERA-T-IL OUBLIER MODESTE ?

Outre sa qualité de jeu, Bastia avait aussi une arme redoutable en L1 la saison passée en la personne d'Anthony Modeste. Auteur de 15 buts, l'avant-centre prêté par Bordeaux avait apporté une large contribution au maintien du club corse. Mais il est rentré en Gironde avant d'être transféré à Hoffenheim. Pour le remplacer, le SCB a parié Claudiu Keserü. A 26 ans, l'attaquant roumain sort de la meilleure saison de sa carrière avec 17 buts à la clé sous le maillot d'Angers en Ligue 2. Il a déjà une bonne expérience en Ligue 1 avec Nantes mais n'a jamais dépassé la barre des quatre buts en une saison au sein de l'élite.

Notre première réponse : La tâche sera d'autant plus délicate pour Keserü qu'il ne bénéficiera pas de la créativité des techniciens sur lesquels Modeste pouvait compter l'an passé.

BASTIA PEUT-IL SE DISCIPLINER ?

Si Bastia a terminé 12e sur le terrain, il a été bon dernier au classement du fair-play de la Ligue 1 la saison passée, assez loin derrière son voisin ajaccien. Avec 83 jaunes et 7 rouges en 38 journées, le SCB a affiché son manque de discipline. Un sommet de nervosité a été atteint lors du derby contre l'ACA du 2 mars dernier avec un pugilat entre joueurs et pas moins de cinq expulsions au cours d'un match remporté par les Bastiais (1-0). Au-delà de pénaliser Bastia sportivement, cette indiscipline ternit également l'image du Sporting. Un retour au calme serait bienvenu à tous points de vue pour le club corse.

Notre première réponse : C'est tout le dilemme de s'assagir un peu tout en conservant cette combativité qui a fait partie des atouts de Bastia l'an passé.

COMBIEN DE CARTONS PRENDRA YATABARE ?

Le problème disciplinaire de Bastia n'est pas seulement collectif. Il est aussi individuel. Julian Palmieri avait été l'un des joueurs les plus sanctionnés du championnat avec 10 cartons jaunes, mais la palme était revenue à Sambou Yatabaré, recordman de Ligue 1 l'an dernier avec 14 avertissements, en seulement 28 matches. Ensemble, ces deux joueurs ont compilé plus du quart de l'ensemble des cartons jaunes reçus par Bastia en 2012/2013, sans pour autant recevoir le moindre carton rouge. Si le SCB a terminé dernier au classement du fair-play, il le doit en grande partie à ces deux joueurs.

Notre première réponse : Si aucun joueur de Bastia ne dépasse les 10 cartons jaunes, ce sera déjà pas mal. Un bon défi pour les Bastiais, et pour Yatabaré en particulier.

PEUT-ON RÊVER D'UNE SAISON SANS INCIDENT A FURIANI ?

A Bastia, l'indiscipline ne concerne pas que les joueurs. La saison passée a été le théâtre de nombreux incidents impliquant les supporters bastiais, notamment lors du match face au PSG (0-4) ou à l'occasion du derby à Ajaccio (0-0). En décembre dernier, la commission de discipline de la LFP avait ainsi estimé qu'il régnait "une grande insécurité pouvant à tout moment entraîner la mise en danger des spectateurs et des acteurs du jeu", et le SCB avait dû disputer son match à domicile face à Marseille (1-2) à huis clos. Le phénomène n'est pas nouveau pour Bastia, qui avait déjà vu le stade de Furiani suspendu en 2011 après une autre série d'incidents.

Notre première réponse : Les derbies corses ont été particulièrement houleux la saison passée. Ils se disputeront à huis clos et sur terrain neutre cette saison. Ce sera un premier pas pour calmer les esprits.

LANDREAU, UN RECORD A 625 MATCHES ?

Avec 587 matches en Ligue 1, Mickaël Landreau n'est plus qu'à 15 longueurs du record détenu par Jean-Luc Ettori. Si le gardien bastiais ne connait pas de pépin, il pourrait égaler le record de l'ancien portier monégasque lors de la 15e journée à Evian, et le battre à l'occasion du derby face à Ajaccio pour le compte de la 16e journée de L1. S'il ne manquait aucune rencontre du championnat à venir, Landreau atteindrait la barre des 625 matches lors de la 38e et dernière journée qui verra le SCB accueillir Nantes, son club formateur. Bastia-Nantes, c'était déjà l'affiche du premier match disputé par le gardien bastiais, le 2 octobre 1996.

Notre première réponse : Un record avant de finir sur un joli clin d'œil, ce serait récompense à la fois belle et méritée pour la carrière de Landreau.

 10 / Tour de France des clubs de L1 : Valenciennes 

Valenciennes FC
  • Président : Francis Decourrière
  • Entraîneur : Daniel Sanchez
  • Fondé en : 1913
  • Stade : Stade du Hainaut (25172)

 

  • Palmarès : 
  • Ligue 2 : 4 (1972, 1975, 1992, 2006)
  • National : 1 (2005)

Dixième volet de notre série d'été sur les 20 clubs de Ligue 1. Au tour de Valenciennes, un club qui tire sur la corde par manque de moyens, mais résiste bien. Pour l’instant...

Ligue 1 : Valenciennes FC, 8 questions pour la saison 2013-2014 - Football - Ligue 1

 

Pujol-Le Tallec, qui pour occuper la pointe de l’attaque ? 

Les Valenciennois tiendront-ils la distance ? 

VA avait vécu un exercice en clair-obscur la saison passée. Les Nordistes avaient d’abord vécu une première moitié de championnat quasi parfaite. Sur le podium fin août, ils avaient bouclé la phase aller au sixième rang, avec 29 points au compteur. Le maintien semblait alors quasiment acté et des ambitions européennes commençaient à effleurer l’esprit des plus optimistes. Mais, allégés au mercato, les Valenciennois ont complètement calé au retour de la trêve hivernale. Ils ont remporté un seul de leurs treize premiers matches retour et ont finalement respiré après avoir mis un ultime coup de collier dans le sprint final. Lors de la saison précédente, ils avaient connu la dynamique inverse et avaient largement accéléré le rythme à partir du mois de janvier pour sauver leur place en Ligue 1. 

Notre première réponse : L’épaisseur limitée de l’effectif pourrait finir par user les cadres, surtout en cas de blessures à répétition comme la saison dernière.

 

La fuite des talents fait-elle de VA un candidat à la relégation ? 

Depuis des années, Valenciennes a pris la bonne habitude de se maintenir en Ligue 1 sans se faire de sueurs froides. Sur ses six dernières saisons dans l’élite, le club nordiste a toujours terminé le championnat entre la dixième et la treizième place. Il s’est ainsi installé dans l’élite et semble voir une marge par rapport aux concurrents pour le maintien. Mais le groupe valenciennois ne cesse de s’affaiblir au fil des mercatos. Partis cet été, Nicolas Isimat-Mirin (Monaco), Rémi Gomis (libre), Gaël Danic (Lyon), Carlos Sanchez (retour de prêt) ou encore Vincent Aboubakar (Lorient) sont venus s’ajouter à la déjà longue liste de départs depuis la saison dernière (Gil, Cohade, Kadir). Ces cadres n’ont, pour la plupart, pas été remplacés, ou par des joueurs d’un calibre inférieur, et obligent Daniel Sanchez à composer avec un effectif amoindri, tant sur le plan qualitatif que quantitatif.

Notre première réponse : A force de réduire la voilure, VA joue avec le feu pour sa survie en L1. 

Daniel Sanchez, une troisième saison avant d’aller voir ailleurs ?

Daniel Sanchez pourrait bien vivre son ultime exercice sur le banc de Valenciennes. Rien n’indique pour le moment que la tendance serait à un départ. Mais au printemps dernier, son nom a circulé avec insistance pour prendre la succession de Frédéric Antonetti à Rennes. Le principal intéressé a toujours assuré n’avoir eu "aucun contact"avec le club breton, qui a finalement engagé Philippe Montanier. Ces bruits, plus ou moins fondés, prouvent néanmoins que le coach né au Maroc (59 ans) dispose d’une belle cote sur le marché français. Après six premiers mois difficiles à Valenciennes, il y a imposé sa méthode et un style de jeu globalement séduisant, même si la formation nordiste peine à être régulière. Son contrat, prolongé en décembre dernier par le président Jean-Raymond Legrand, arrive à son terme au mois de juin prochain. Peut-être l’opportunité se lancer un nouveau défi.

Notre première réponse : Le président Legrand ne doit pas tarder à faire rempiler son entraîneur s’il veut le conserver la saison prochaine. 

Le nouveau stade n’est-il pas finalement un boulet économique ? 
Inauguré en juillet 2011, le Stade du Hainaut permet à Valenciennes de disposer d’une enceinte moderne et fonctionnelle, capable d’accueillir des événements sportifs ou des concerts. Avec notamment une capacité de 25.000 places, elle a rapidement ringardisé l’ancien stade Nungesser et même accueilli l’équipe de France en mai 2012 pour un match amical contre l’Islande. Mais si elle sera un outil de développement à terme, elle plombe pour l’instant ses finances. La construction du stade a coûté un total de  75 millions d’euros, dont quatorze empruntés par le VAFC. Un prêt que le club nordiste continue de rembourser et qui l’oblige à maîtriser ses dépenses dans les prochaines années.
Notre première réponse : Une fois l’investissement remboursé, le Stade du Hainaut deviendra un vecteur de croissance pour VA. D’ici là, il faut se serrer la ceinture sans suivre le chemin du Mans, qui ira défendre jeudi auprès du CNOSF sa candidature pour évoluer en CFA plutôt qu’en DH la saison prochaine...

La masse salariale encadrée, un vrai problème ? 
La sentence de la Direction Nationale de Contrôle et de Gestion est tombée le 9 juillet dernier pour les Valenciennois. S’ils ont échappé à une interdiction de recrutement, ce qu’ils voulaient éviter avant tout, ils sont sur le coup d’un encadrement de la masse salariale décidée par le gendarme financier du football français. "C’est comme l’année dernière et c’est la seule chose que nous a dit la DNCG,avait réagi Jean-Raymond Legrand dans les colonnes de La Voix du Nord après avoir appris la décision. Ils nous font confiance". Le quotidien régional précisait ensuite que l’encadrement correspondait exactement à la masse salariale budgétisée initialement par les dirigeants nordistes, soit 12,5 millions d’euros. Ils s’étaient préparés à se serrer la ceinture et réalisent un mercato en conséquence, avec une vague de départs qui ne sont pas tous palliés numériquement.

Notre première réponse : VA avait anticipé le coup et limite habilement la casse sur le plan financier.
Macedo Novaes pourra-t-il concurrencer Nicolas Penneteau ?
Dans le cadre d’un échange avec Jean-Louis Leca, Magno Novaes s’est engagé pour les deux prochaines saisons avec Valenciennes. Le gardien brésilien de Bastia (30 ans) débarque dans le Nord pour y devenir la doublure de Nicolas Penneteau. Mais il aimerait certainement bousculer la hiérarchie, après avoir goûté à la Ligue 1 la saison passée (douze titularisations), avant que Landreau ne s’engage au Sporting. Il part néanmoins avec un énorme retard sur Penneteau à combler. Parfaitement remis d’une rupture du ligament croisé d’un genou subie en 2009, celui-ci reste sur trois saisons consécutives où il a disputé tous les matches de championnat dans son intégralité. Il offre des garanties au staff technique valenciennois. A 32 ans, le Marseillais de naissance a encore de belles années devant lui et dispose d’un contrat qui court jusqu’en juin 2016.

Notre première réponse : Hors blessure ou méforme exceptionnelle, la hiérarchie ne bougera pas.

Ligue 1 : Valenciennes FC, 8 questions pour la saison 2013-2014 - Football - Ligue 1

Aurelian Chitu, la bonne pioche pour remplacer Danic ? 
Pour la première fois depuis la saison 2008-2009, Gaël Danic n’était pas à Valenciennes pour la reprise de l’entraînement. Contre un chèque de 800.000 euros versé par l’OL, l’ex-joueur de Rennes a pris la direction de Lyon pour franchir un nouveau cap dans sa carrière. Afin de le remplacer, les dirigeants nordistes ont misé sur Aurelian Chitu. Inconnu au bataillon en France, l’ailier roumain (22 ans) débarque en provenance du FC Viitorul Constanta, dont le propriétaire n’est autre que Gheorghe Hagi. Il sort d’une saison convaincante dans le championnat local (huit buts et six passes décisives en 33 matches) et n’a pas tardé à trouver ses marques dans le Nord. Il a marqué deux fois sur ses deux premières sorties en amical, même si Daniel Sanchez indique qu’"il faudrait qu’il aille plus sur le côté pour centrer, c’est aussi pour ça qu’on l’a pris".
Notre première réponse : Ces prestations en amical sont encourageantes, mais le juge de paix restera la compétition.

Vincent Aboubakar parti libre pour rejoindre Lorient, Grégory Pujol et Anthony Le Tallec seront les deux joueurs en concurrence pour être l’avant-centre de Valenciennes cette saison. Le premier part avec une longueur d’avance. Titulaire lors des deux premiers matches de préparation, il portait même le brassard de capitaine lors du nul contre Caen (2-2). Victime de pépins physique à répétition, Pujol reste sur une saison compliquée, où il a néanmoins compilé huit buts en 23 apparitions en championnat (quinze titularisations). Le Tallec se remet d’une opération au tendon d’Achille. S’il participe à la préparation avec le groupe, il n’est pas encore apparu en amical. Autre élément à mettre à son débit : avec cinq buts en vingt matches (dont dix-sept comme titulaire), l’ancien Havrais affiche de moins bonnes statistiques sur son concurrent direct pour une place dans le onze de départ.  
Notre première réponse : Avantage Pujol, même si les deux joueurs sont proches en termes de potentiel.

Ligue 1 : Valenciennes FC, 8 questions pour la saison 2013-2014 - Football - Ligue 1