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OGC Nice / O.Lyon

   17 / 20 Tour de France des clubs de L1 : OGC Nice.  

  • OGC Nice
    • Président : Jean-Pierre Rivére
    • Entraîneur : Claude Puel
    • Fondé en : 1904
    • Stade : Stade du Ray (18696)
    • Couleurs : Rouge et noir
  • Palmarés : 
  • Coupe de France : 3 (1952, 1954, 1997)
  • Ligue 1 : 4 (1951, 1952, 1956, 1959)
  • Ligue 2 : 5 (1948, 1965, 1970, 1985, 1994)
  • Trophée des Champions : 1 (1970)

 

La dix-septième étape de l'été des clubs nous mène à Nice. Les Aiglons n'ont pas peur de la Ligue Europa pour continuer à grandir dans leur nouveau stade.

Nice, 8 questions pour une saison - Football - Ligue 1

Les Niçois vont-ils remettre ça ?

Même dans ses rêves les plus fous, le Gym n’avait certainement pas imaginé un tel scénario. Quatrième de Ligue 1 la saison passée, il a réalisé son meilleur exercice dans l’élite depuis… 1976, année où il avait terminé vice-champion de France derrière Saint-Etienne. Les Niçois attaquent le championnat avec un nouveau statut à assumer, même si la concurrence s’annonce encore plus rude, avec notamment l’arrivée d’un Monaco aux moyens stratosphériques.Claude Puel pourra s’appuyer sur la stabilité de son groupe et sur la confiance née de la saison dernière pour tenter de rééditer pareil exploit. Mais il devra gérer un calendrier bien rempli, avec la Ligue Europa. Considérée comme une chance pour permettre au club de franchir un palier, cette participation à la C3 pourrait devenir un obstacle à une nouvelle saison dans les hauteurs du championnat.

Notre première réponse : Avec la Ligue Europa en plus, il sera compliqué de faire au moins aussi bien. Mais l’OGCN reste un outsider crédible pour une place dans le Top 5.

Ligue 1 2013-2014, OGCN: Nice, 8 questions pour une saison - Football - Ligue 1

Faut-il s’inquiéter des résultats en préparation ?

Cinq matches amicaux et aucune victoire au compteur, l’OGC Nice a vécu une préparation extrêmement difficile. Après quatre défaites de rang, les Aiglons ont fini sur une note moins négative, avec un nul contre l’Athletic Bilbao samedi dernier (0-0). Une rencontre où ils se sont rassurés défensivement, après avoir encaissé dix buts sur leurs quatre premières sorties, dont six face au PAOK Salonique (6-0). "On a choisi la difficulté pour nos matches de préparation", avait tempéré Claude Puel après ce dérapage en Grèce. Le programme était certes copieux, avec Benfica (défaite 2-1) ou la Lazio Rome (revers 1-0) pour préparer l’entrée en Ligue Europa. Mais les Aiglons, qui ont lancé au cours de l’été des jeunes issus de la réserve, ne s’attendaient certainement pas à piocher autant.

Notre première réponse : La préparation n’avait pas été beaucoup plus brillante la saison passée (deux succès en six rencontres, un 4-0 encaissé contre Fulham) et on connait la suite.

L’OGCN échappera-t-il au syndrome "nouveau stade" ?

Au mois de septembre, les Niçois investiront l’Allianz Riviera. Après avoir disputé leurs trois premiers matches officiels au stade du Ray, les hommes du président Jean-Pierre Rivère débarqueront dans leur nouvelle enceinte, d’une capacité de 35 000 places et où déjà plus de 10 000 abonnés sont recensés. Ils y débuteront avec la réception de Valenciennes en L1, sauf si le calendrier de la Ligue Europa leur offre un match à domicile auparavant. Ils devront surtout faire en sorte d’échapper à la malédiction qui frappe les clubs disposant d’un nouveau stade. Lille a galéré pour sa première saison dans son nouvel écrin (huitième au classement spécifique à domicile, avec sept points de moins que sur la saison précédente). Le Mans et Grenoble ont plongé dans les abîmes du football français. Seul Valenciennes y a échappé. VA réussi pleinement ses débuts au Stade du Hainaut en 2011/2012 (cinquième formation à la maison en L1).

Notre première réponse : L’Allianz Riviera n’inspirera pas la même crainte chez les adversaires que le Ray et pourrait rendre les choses plus compliquées pour Nice à domicile.

Ligue 1 2013-2014, OGCN: Nice, 8 questions pour une saison - Football - Ligue 1

En Ligue Europa pour quoi faire ?

Depuis des années, la France se plaint que les clubs hexagonaux ne jouent pas la Ligue Europa à fond. Ces équipes aux effectifs en manque de profondeur pour évoluer sur quatre tableaux différents préfèrent reposer leurs meilleurs joueurs pour les échéances en Ligue 1. Mais Claude Puel compte bien jouer sa chance à fond dans la compétition, même s’il se méfie des barrages à passer au mois d’août (aller : 22 août ; retour : 29 août). "J’espère qu’on pourra voir plus loin. Il faudra voir le tirage, on sait qu’on ne sera pas protégé." Contrairement à ce que pensent certains, l’entraîneur niçois considère que la C3 "n’arrive pas trop tôt" pour l’OGCN. "Pour la progression de ce groupe, c’est important. Ce sont des matches importants pour les joueurs. Ce sont plein de points positifs pour nos joueurs, qui sont très jeunes. Ils ont beaucoup appris mais il y a encore beaucoup à apprendre."

Notre première réponse : Les barrages seront un piège à éviter, mais l’effectif niçois semble encore tendre pour envisager franchir la phase de groupes.

Dario Cvitanich franchira-t-il la barre des vingt buts en L1 ?

La reprise du championnat se profile et Dario Cvitanich fait toujours partie de l’effectif niçois. Après une première saison à 19 buts en L1 sous le maillot niçois, l’attaquant argentin aurait pu espérer rejoindre une écurie européenne d’un autre standing au cours de l’été. Mais les sollicitations ne sont pas légion pour l’ancien de l’Ajax Amsterdam ou de Boca Juniors, que son président souhaite absolument conserver. "Il n'y a pas de problème avec Dario. Je me répète, il est sous contrat (jusqu'en juin 2015) et sera donc là cette saison", a soufflé Jean-Pierre Rivère dans les colonnes deNice-Matin à la mi-juillet. Au cours de la préparation, Cvitanich est monté en puissance, même s’il n’a pas marqué le moindre but. Visiblement tendu, à l’image du début de bagarre générale qu’il a provoqué contre la Lazio, il devra néanmoins retrouver son efficacité et se jouer de défenses focalisées sur lui pour reproduire ses performances de la saison passée.

Notre première réponse : Une saison à quinze buts serait déjà une réussite pour Cvitanich, même s’il est capable de viser plus haut avec de la réussite.

Ligue 1 2013-2014, OGCN: Nice, 8 questions pour une saison - Football - Ligue 1

Qui pour pallier le départ de Renato Civelli ?

Les dirigeants niçois ont fait un choix : celui de ne pas remplacer numériquement Renato Civelli, parti libre pour rejoindre le club turc de Bursaspor. Avec le départ de leur capitaine argentin, les Aiglons ont perdu un guide dans le vestiaire et un leader sur le terrain. Mais l’OGCN a misé sur la solution interne pour le remplacer. Kévin Gomis est appelé à composer la charnière centrale en compagnie de Nemanja Pejcinovic. Mais les deux hommes sont actuellement blessés, ce qui a obligé Claude Puel à revoir ses plans. Régulièrement utilisé à droite la saison passée, Romain Genevois devrait débuter dans l’axe. Il pourrait être accompagné par Didier Digard, que Puel a testé à ce poste durant la préparation. Il a aussi expérimenté l’option Timothée Kolodziejczak, même si Digard semble tenir la corde pour dépanner en cas de besoin.

Notre première réponse : Une recrue n’est pas à exclure dans ce secteur si l’hécatombe continue.

Christian Brüls, la belle affaire ?

Avec Nampalys Mendy, Christian Brüls est l’une des deux seules recrues estivales de l’OGCN. Prêté avec option d’achat par La Gantoise pour la saison, le milieu offensif belge a immédiatement fait forte impression avec les Aiglons. Capable d’évoluer dans l’axe comme sur un côté, ce gaucher de 24 ans, qui se veut "créatif", semble s’imposer pour évoluer derrière l’attaquant de pointe. Auteur de sept buts et 22 passes décisives en Jupiler Pro League, il affiche des statistiques intéressantes. Mais il reste sur une saison en demi-teinte. Ardemment souhaité par Claude Puel, qui est à l’origine de son recrutement, Brüls voudra rendre la confiance que lui accorde le coach azuréen. "Il peut vraiment me permettre de progresser, c’était un point très important pour moi".

Notre première réponse : Brüls a réalisé une préparation de qualité. A lui de confirmer sur la durée pour devenir l’une des belles surprises de la saison en L1.

Après Grégoire Puel, au tour de Gautier Lloris ?

Huit après la première apparition chez les professionnels d’Hugo Lloris avec Nice, son petit frère Gautier pourrait lui emboiter le pas dans les mois à venir. A seulement 17 ans, ce pur produit du centre de formation de l’OGCN a participé à l’ensemble de la préparation avec l’équipe première et a disputé des bouts de match lors des rencontres de préparation. Mais Claude Puel veut prendre son temps avant de l’intégrer pour de bon au groupe pro. "C’est un défenseur axial, très grand, expliquait l’entraîneur sur les ondes de RMC en novembre dernier. Il ne faut pas aller trop vite en besogne. Il y a beaucoup de jeunes de qualité. Il faut leur montrer qu’il peut y avoir du temps de jeu, qu’ils peuvent être appelés à tout moment. Lui comme d’autres font des allers retours, ça permet de garder tout le monde en éveil." Après Grégoire Puel, le fils du coach, la saison passée, Gautier Lloris pourrait être l’une des curiosités de la saison en Ligue 1.

Notre première réponse : Il aura sa chance si la malédiction continue chez les défenseurs centraux niçois.

  18 / 20 Tour de France des clubs de L1 : O.Lyon.  

La dix-huitième étape de l'été des clubs nous mène à Lyon. Les Gones poursuivent leurs efforts économiques. Et font le pari de la jeunesse et des recrues à moindres coûts. Reste à savoir si cela sera suffisant pour rester un candidat au podium.

Lyon: 8 questions pour une saison - Football - Ligue 1

Quel est l’objectif de Lyon ?

A court terme, Lyon espère déjà retrouver la Ligue des champions cette saison, ce qui passera par un barrage à la fin du mois. Sur le long terme, l’OL, qui a terminé dans le Top 4 de la L1 depuis la saison 1998-1999, vise le podium. Car pour le moment, le titre de champion n’est plus vraiment d’actualité pour cet OL en pleine cure d’amaigrissement. La rigueur économique fait en effet rage dans le Rhône. Lyon a décidé de s’appuyer sur son centre de formation et tente de se séparer de ses gros salaires avec un volontarisme communicatif. Mais Lyon reste ambitieux, tout étant conscient de ses limites : "Les trois qui pensent finir devant nous ont de bonnes raisons de le penser. Mais on a aussi de bonnes raisons de croire qu’on peut doubler l’un des trois", a glissé Jean-Michel Aulas dans le JDD cette semaine.

Notre avis  : Doubler une équipe parmi le PSG, l'ASM et l'OM semble en effet dans les cordes de l’OL. Viser plus haut s’annonce difficile pour ce Lyon nouvelle génération. Mais malgré la réduction de voilure, le club de JMA a jusqu’à présent su rester dans le groupe de tête. Jusqu’à présent...

Un recrutement intelligent ou par défaut ?

Il n’y plus de "folies" du côté de Lyon en terme recrutement. Aujourd’hui, l’OL dépense sobrement, avec précaution. L’exemple typique : le septuple champion de France a reconstruit son flanc gauche en recrutant Gaël Danic pour 0,8 million d’euros et Henri Bedimo pour 2 millions d’euros. Ça ne fait pas forcément rêver mais ce sont des joueurs habitués aux joutes de la L1. Miguel Lopes, international portugais (4 sélections) prêté par le Sporting Lisbonne, n’a également pas coûté cher. Sans dépenser, l’OL a tenté de rééquilibrer son équipe.

 Notre avis : Intelligent, c'est certain. Suffisant pour remplir les objectifs? Cela reste à prouver. Le doute est permis sur la capacité de ces joueurs à apporter un vrai plus à l’OL et lui permettre de lutter avec les autres grosses cylindrées françaises.

Ligue 1 2013-2014, OL : Lyon, 8 questions pour une saison - Football - Ligue 1

 

La reprise précoce avec la C1 en juillet va-t-elle peser ?

Lyon a été le premier à payer les mauvais résultats des clubs tricolores en Europe. La Ligue 1 dépassée au coefficient UEFA par le Portugal, l’OL a été contraint de passer par le 3e tour de qualification de la Ligue des champions. Et donc de reprendre dès le mois de juillet. Avec le barrage à venir en C1, à mener en même temps que la L1, Lyon aura déjà disputé huit matches quand septembre arrivera. Au début de la saison, ça peut être un atout. Après, c’est une autre histoire. Physiquement et psychologiquement, ça use. Lyon pourrait le payer à un moment dans la saison avec des blessures notamment ou des coups de mou.

Notre avis : Dans le passé, les exemples de clubs qui ont payé leur participation à la Coupe Intertoto, par exemple, ne manquent pas. Et la profondeur du banc lyonnais laisse songeur quant à la capacité de l’OL à jouer sur plusieurs tableaux.

Le centre de formation a-t-il encore des perles pour aider l’OL ?

Lyon a fait ce choix. Enfin avait-il vraiment d’autres choix ? Les Gones, forcés de faire des économies, comptent sur leur centre de formation pour apporter du sang neuf à l’équipe première. Entre Gonalons, Grenier, Umtiti ou encore Lacazette, la recette a porté ses fruits ces dernières saisons. Elu meilleur centre de formation français la saison passée, l’OL a trouvé un filon. Mais a besoin de puiser encore un peu plus dedans. Rachid Ghezzal ou encore Yassine Benzia devraient avoir plus de temps de jeu tout comme Jordan Ferri. Mouhamadou-Naby Sarr, Farès Bahlouli et Nabil Fekir devraient, eux aussi, avoir leur chance. Seront-ils à la hauteur de leurs prédécesseurs ?

Notre avis : C'est séduisant mais c’est un pari risqué. En cas de stagnation du niveau de ces jeunes, c’est l’OL tout entier qui pourrait chuter.

Quel avenir pour Lisandro ?

Le doute plane encore sur son avenir. Au club mais pas seulement. Licha n’est pas certain d’être encore lyonnais dans les mois à venir. Jean-Michel Aulas compte sur lui pour se qualifier en Ligue des champions. Ensuite? C'est flou. Mais s’il reste, l’Argentin est attendu comme le buteur de l’OL. Il jouera dans l’axe si la mise à l'écart de Bafé Gomis se poursuit. Un poste qu’il voulait retrouver. Agacé d’être trop souvent exilé sur le côté gauche, il l’avait déjà dit la saison passée. A lui de prouver qu’il peut concurrencer Falcao, Cavani et Ibrahimovic et être le grand buteur de l’OL.

Notre avis : 15 buts en 2009-10, 17 en 2010-11, 16 en 2011-12 et…11 en 2012-13. En L1, Lisandro a été un buteur régulier. Il a les qualités pour signer une grosse saison, si la motivation est là. De là à concurrencer Ibra et Falcao, ça semble compliqué.

Ligue 1 2013-2014, OL : Lyon, 8 questions pour une saison - Football - Ligue 1

 

Grenier a-t-il fait le bon choix ?

Le feuilleton n’a finalement pas duré tout l’été. Clément Grenier a accepté de prolonger son contrat à l’OL début juillet malgré les appels du pied d’Arsenal ou encore de la Juventus et de Liverpool. Le milieu de terrain international de 22 ans, lié à l’OL jusqu’en juin 2016, a choisi de rester pour poursuivre sa progression. Après avoir explosé au grand jour la saison passée avec sa vision du jeu, sa technique ou encore ses coups francs «juninhesques»  (7 buts, 5 passes en L1), il doit maintenant confirmer et assumer ses responsabilités.

 Notre avis : A un an de la Coupe du monde, sa prolongation est logique pour un joueur de 22 ans. Il reste dans un environnement qu’il connaît et qui va lui permettre de s’affirmer. L’OL va lui confier les clefs. A lui de passer un nouveau palier.

 Lopes va-t-il pousser Vercoutre à retrouver le banc ?

Au coup d’envoi de la saison, aucune question ne se pose. Ce sera Anthony Lopes dans le but lyonnais. Mais ensuite ? Que se passera-t-il quand Rémy Vercoutre, victime d'une rupture des ligaments croisés antérieurs du genou droit en avril, va revenir ? Normalement, c'est pour octobre. Lopes a signé un intérim prometteur du haut de ses 22 ans lors des cinq derniers matches de la saison dernière et cet été. Pour le moment, personne n’en parle vraiment au club. Les deux protagonistes tapent en touche et expliquent que ce sera à Remi Garde de choisir.

Notre avis : Si Lopes continue comme ça jusqu’au retour de Vercoutre, on ne voit pas pourquoi il ne conserverait pas sa place dans la cage lyonnaise.

Gourcuff, enfin la bonne saison ? 

Quand Lyon parle "des excès commis dans le club les saisons précédentes" (dixit Garde), tout le monde pense notamment à Yoann Gourcuff. Transféré en 2010 de Bordeaux pour 22 millions d'euros et des bonus, le Breton n’a pour l’instant pas répondu aux attentes placées en lui. Son salaire pèse sur la masse salariale qu’Aulas souhaite alléger. JMA laisse d’ailleurs la porte ouverte et lui met régulièrement la pression. Souvent blessé, l’ancien Rennais a signé quelques prestations intéressantes en fin de saison passée. Mais à Lyon, on est en droit d’en attendre beaucoup plus pour un joueur qui coûte très cher au club. Et on espère que le déclic aura enfin lieu…

Notre avis  : Le meilleur choix pour Gourcuff serait sûrement de changer d’air et de filer à l’étranger pour s’épanouir sereinement, loin de la pression médiatique hexagonale qui ne lui sied guère visiblement.