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Inventions

       LA PHOTOGRAPHIE

Le premier procédé était connu depuis longtemps : une image éclairée traversant un petit trou d'une pièce obscure s'y trouvait projetée. Ce procédé fut beaucoup utilisé au XVIIème siècle par les dessinateurs qui calquaient ainsi leur modèle. Le deuxième procédé consistera à conserver l'image de cette projection, ce qui fera appel à de la chimie et ne sera découvert qu'au début du XIXème siècle : la photographie qui n'en portera pas encore le nom (le nom sera donné en 1836). Le Français, Nicéphore NIEPCE (1765-1833), est le premier à obtenir en 1822 une image qui peut se conserver. Il a fallu huit heures de pose en plein soleil pour l'obtenir ; elle représentait une image de sa propriété de Saint Loup à dix kilomètres de Chalon-sur-Saône "le point de vue du Gras". Il travaillera beaucoup sur son procédé mais les résultats ne sont pas encore satisfaisants ; il s'associera en 1829 avec un autre Français, le peintre décorateur Louis Jacques Mandé DAGUERRE (1787-1851). Leur association sera bénéfique, Nièpce décédera quelques années après et Daguerre poursuivra ses recherches. C'est lui qui fait connaître la photographie à un large public avec son appareil qu'il invente en 1838 : le daguerréotype ; il ne pèse pas moins de cinquante kilogrammes mais il ne faut plus qu'une à deux minutes de pose pour obtenir une photographie. Son procédé permet d'avoir une épreuve positive unique. On considère que la photographie moderne est née en 1841 grâce à l'Anglais William Henry Fox TALBOT (1800-1877). Il met au point le procédé du négatif (le calotype) permettant ensuite le retirage de la photo à un nombre illimité. La photographie, de par l'utilisation de matériels compliqués et encombrants, restera cependant encore longtemps une affaire de spécialistes. En 1888, l'Américain George EASTMAN (1854-1932), crée le premier appareil facile à utiliser muni d'un film en rouleau permettant de prendre cent images. Le rouleau terminé, il suffisait d'envoyer l'appareil à l'usine de développement sur papier et de recharger l'appareil. Il appelle son appareil KODAK car c'est un système phonétique qui permet de reconnaître la marque dans toutes les langues. Dès1869, la photo couleur avait fait son apparition : elle fut inventée par Louis DUCOS DU HAURON qui a utilisé comme principe de base la trichromie avec son appareil le mélanochromoscope. Une autre étape importante dans le domaine de la photographie sera l'invention de l'appareil photo numérique le 24 août 1981 par la marque japonaise SONY ; plus besoin de pellicule. Ce procédé numérique, rejeté à ces débuts, prend de nos jours de l'ampleur et sa qualité devient équivalente au procédé chimique.

                                                 LA MACHINE A LAVER

Dès que l'homme s'est vêtu, il lui est paru nécessaire de "laver le linge ". Au début, le lavage se faisait à la main dans une cuve en utilisant de la cendre de bois. C'était un travail très dur, très long, très fatigant et ceci durera jusqu'au début du XIXème siècle. La première "lessiveuse" apparaît alors, il s'agit d'une cuve avec de l'eau savonneuse, dans laquelle on met les vêtements ; le tout est porté à ébullition. Une buse centrale fait remonter l'eau qui arrose alors constamment le linge créant ainsi un cycle automatique. Le linge était en partie nettoyé, il fallait ensuite finir le lavage en le frottant vigoureusement sur une planche à laver. La première machine à laver mécanique dont l'inventeur est connu arrive en 1851 par l'Américain James KING. Elle était faite d'une boîte en bois dans laquelle se trouvait un cylindre muni de lourdes pales. Le linge y était plongé avec de l'eau chaude, la rotation s'exerçait par une manivelle. Ce principe général est d'ailleurs resté inchangé depuis. L'arrivée de l'électricité permettra de soulager cette tâche. La première machine à moteur électrique est inventée par un Américain en 1907 : Alva FISCHER. Cela n'était pas sans poser de problèmes, le moteur placé sous la machine n'était pas étanche et l'eau provoquait des courts-circuits. Beaucoup de défis restaient encore à relever ; ses améliorations s'échelonneront après la première guerre mondiale. Dés 1925, de nombreuses options apparaissent : modèle avec tambour horizontal, avec panier oscillant… L' option avec un essorage incorporé apparaît en 1929 en France. A partir de 1950, les machines à laver ne sont plus en bois et deviennent à revêtement émaillé et les machines commencent à être capables de laver puis d'essorer. En 1954, les machines se chargent par le haut comme la plupart des modèles de nos jours. Le prix des machines à laver baisse et elles deviennent accessibles à beaucoup de monde. Les machines à laver automatiques arrivent en France entre 1950 et 1960. Elles peuvent faire le lavage, l'essorage, le rinçage et on peut programmer la machine en fonction de la nature du linge mais la première grande machine à laver entièrement automatique arrive en France en 1963 et celle séchant en 1977. La machine à laver est présente aujourd'hui dans quasiment tous les ménages français : 90% des ménages soit plus de 20 millions d'appareils !

      LA TONDEUSE A GAZON

Auparavant, l'entretien des grandes pelouses était confié à une faucheuse tirée par un ou deux chevaux qui les abîmaient bien qu'on prît soin de les chausser de protections. En 1830, l'Anglais Edwin BUDDING (1796-1846) dépose le brevet de la première tondeuse à gazon qu'il a conçue, il s'associera avec John FERRABEE qui en assurera la distribution. Le premier modèle était à energie mécanique : un ou deux lourds rouleaux tournaient sur le sol et assuraient par des engrenages la rotation d'une hélice coupante à l'avant. La tondeuse de Budding sera ensuite améliorée en réduisant son poids, en rajoutant un rateau soulevant l'herbe avant de la couper mais la démocratisation de la tondeuse à gazon n'arrivera qu'en fin du XIXème siècle. L'Anglais RANSOMES, vendeur de tondeuses, conçoit les premiers modèles à moteur à explosion fonctionnant au pétrole. ils sont munies d'une caisse à l'avant où est projetée l'herbe coupée Vers la même époque les Américains sortent une tondeuse à gazon à vapeur qui connaîtra un certain succès. Ce modèle sera vendu en plusieurs exemplaires en France ; le principe est un peu similaire à celui de Ransomes mais la force motrice est ici fournie par la vapeur d'une chaudière qui est chauffée à l'essence, elle a une largeur de coupe d'un mètre et est parfaite pour les très grandes surfaces de pelouse. La tondeuse à gazon "moderne" est due à l'Allemand Gregor WOLF qui crée le premier modèle à lame rotative en Europe en 1955 : la "Motodux". Trois ans plus tard son fils Elmar WOLF invente la première tondeuse à gazon électrique au monde, la "Rotondor". Elle possède une lame rotative, un carter de coupe en aluminium à éjection de l'herbe à l'arrière où est placé un panier de ramassage rigide. La marque WOLF s'imposera sur le marché européen, elle crée en 1983 la première tondeuse électrique tractée : la machine roule seule, l'utilisateur n'a plus qu'à la guider. En 1992, le Belge André COLENS met sur le marché une tondeuse à gazon solaire qui allie performance et efficacité.

      LA MACHINE A ECRIRE

L'apparition de la machine à écrire à la fin du XIXème siècle a modifié le monde du travail par l'intégration des femmes à des postes qualifiés. On ne peut donner avec certitude le nom du premier inventeur de la machine à écrire qui a été imaginée au début du XIXème siécle. L'idée provenait du principe de la machine à imprimer et ce sont donc des imprimeurs qui en sont à l'origine. L'imprimeur français Xavier PROGIN, en 1833, invente le principe de la barre porte-caractéres. L'Italien Giuseppe RAVIZZA, en 1837, a lui l'idée du clavier qui fournit à la fois l'énergie par la pression des doigts sur les touches et l'information par le choix des caractères. Mais toutes ces machines étaient des prototypes et travaillaient plus lentement que l'écriture manuelle. Le premier modèle pratique fut mis au point par le journaliste et imprimeur américain Christophe SHOLES (1819-1890) qui le mit au point en 1868 sous le nom de "dactylotype". Il cède son brevet à la société américaine REMINGTON Arms Company, fabricant d'armes et de matériel agricole. Cette société lance la première production en série en 1873. Le succès ne sera pas immédiat : le modèle Remington II sera vendu à 704 exemplaires en 1880 en Californie mais dix ans plus tard il y sera vendu à 65 000 exemplaires. Devant un tel succès la concurrence sera sévère, des techniques différentes sont proposées, plus ou moins valables d'ailleurs ; pour finalement arriver vers 1910 à un modèle quasiment standard. C'est à cette époque que commence la production industrielle des machines à écrire en France avec la société JAPY (cette entreprise produisait de manière industrielle depuis 1777 des ébauches de montres), suivie par la Manufacture des armes et cycles de Saint -Etienne avec son modéle Typo.

       LE TIMBRE POSTE  

 L'envoi de lettres par un réseau postal est très ancien, il date, en Occident, de la fin du XIIIème siècle. L'envoi d'une lettre était payée par le destinataire et la somme à payer était proportionnelle à la distance parcourue ; c'était un calcul compliqué et cela était coûteux : une journée de travail ne suffisait pas à un ouvrier pour payer l'envoi d'une lettre. L'idée de payer d'avance l'expédition à un même tarif quelle que soit la distance vient d'Angleterre, ce furent d'abord du papier ou enveloppes timbrés qui laisseront la place au "petit morceau de papier gommé" : le timbre-poste. C'est en 1837 qu'un libraire-imprimeur écossais James CHALMERS en a eu l'idée et il sera adopté grâce à Rowland HILL (1795-1879) futur directeur des Postes. Il représentait le profil de la reine Victoria à 15 ans ; naissait en même temps l'oblitération : un cachet rouge représentant une croix de Malte permettant d'interdire le réemploi du timbre. Il avait une valeur d'un penny et fut mis en vente le 1er mai 1840, il devait être collé en haut à droite de l'enveloppe pour l'envoi de lettres de moins de 15 grammes. L'idée du timbre-poste se développera ensuite dans beaucoup de pays : Brésil et Suisse en1843, Etats-Unis d'Amérique en 1847 pour arriver en France en 1879. Il fut adopté par un décret de l'Assemblée nationale du 24 août 1848 pour les envois en France, Corse et Algérie. Il sera mis en vente le 1er janvier 1849 Le timbre-poste dentelé permettant de le séparer de ses voisins sera inventé en 1862 par l'Irlandais Henry ARCHER. Le timbre-poste autocollant sera breveté en 1987 par le Français Eric CAVAILLE et utilisé par la poste dès 1989. Le timbre est aujourd'hui l'objet le plus collectionné : les philatélistes sont plus de 500 000 en France !

LA CALCULATRICE                   

La calculatrice qui a une place d'honneur dans tous les cartables d'élèves est aujourd'hui de taille très réduite et permet toutes sortes d'opérations. Ce ne fut pourtant pas toujours le cas puisque ses ancêtres, n'offrant que les opérations de base, pesaient un poids de plusieurs kilogrammes. Les précurseurs de notre calculatrice sont l'abaque utilisant des cailloux enfilés sur des tiges puis le boulier où les cailloux furent remplacés par des boules. Ce dernier était déjà utilisé au IXème siécle avant Jéus-Christ ; il a aujourd'hui encore sa place au Japon, permettant ainsi une "gymnastique mentale". En 1623, l'Allemand Wichelm SCHICKARD (1592-1635) fut un des premiers à concevoir une machine à calculer avec un procédé de roues dentées qui permettait les quatre opérations, mais elle fut détruite dans un incendie puis jamais reconstruite. Ensuite, en 1642, Blaise PASCAL créa à 19 ans la Pascaline, conçue au départ pour aider son père, chef de l'administration financière de Rouen. Wichelm LEIBRIZ fit deux prototypes de la calculatrice cinquante ans plus tard et plus pratique que celles de PASCAL. Le premier modèle à touches opérationnelles fut le comptometer créé par l'Américain Don E. FELT en 1880 : vitesse et qualité étaient réunies en une seule machine. Les améliorations se succédèrent ensuite, réduisant la taille, perfectionnant les différents systèmes permettant d'obtenir les fameuses caisses enregistreuses avec sortie "papier" des calculs. Le premier modèle de calculatrice mécanique portable fit son apparition en 1948 et fut utilisé jusque dans les années 1970 ; il est dû à Kurt HERZSTARK du Lichenstein. Mais à cette époque l'électronique fit des pas de géant et les progrès furent éblouissants ; la calculatrice se confond alors avec l'ordinateur et aujourd'hui, il s'agit plus souvent d'ordinateurs de poche que de véritables calculatrices.

    LA PILE ELECTRIQUE

Depuis longtemps, l'électricité statique était connue, et à partir de 1600 on était capable de faire des étincelles électriques avec une machine mue par une manivelle, mais on n'était pas capable d'expliquer ce phénomène ni de conserver cette énergie électrique. Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est à un anatomiste italien, Luigi GALVANI, que l'on doit l'invention de la pile électrique. Nous sommes vers 1790, il constate que la grenouille servant à son expérience, mise en contact avec des métaux différents, se contracte ; il pense alors que l'animal produit de l'électricité comme on l'avait déjà remarqué pour un poisson : la gymnote ; on parle alors d' "éléctricité animale". Un autre italien, Allesandro VOLTA, savant physicien, mit rapidement en doute les conclusions de Galvani. Il démontre, en mars 1800, que l'électricité produite ne venait pas de la grenouille mais d'une réaction chimique établie par les 2 métaux en présence et le liquide : il parlera alors d'"électricité métallique". Il empile des rondelles de zinc et de cuivre séparées par du carton humide et obtient une petite décharge électrique lorsqu'il touche les extrémités. Cette pile donnera le nom de PILE électrique. Le plus dur était fait, les successeurs expliqueront ce phénomène tout en améliorant les résultats obtenus. Les piles actuelles appelées "piles séches" furent créées par un ingénieur français Georges LECLANCHE (1839-1882), en 1868. Elles sont de plus en plus petites et ont des capacités de plus en plus importantes.

LE TERMOMETRE

Autrefois, les humains se servaient de leurs sens pour connaître la température. Grâce au thermomètre nous disposons de mesures plus fiables et plus précises. Mais cet instrument de mesure a connu une longue histoire pour atteindre la précision qu'il a aujourd'hui. Le 8 septembre 1597, le savant Italien Galileo GALILEI, dit Galilée met au point le premier thermomètre. L'appareil indique la grandeur des variations de températures et fonctionne au gaz. Un ami de Galilée, médecin italien, Santorio SANTORIO (1561-1636), conçoit vers 1610 un instrument adapté du thermoscope afin de mesurer le degré de chaleur : un thermomètre à air fait d'une petite boule de verre placée sur un tube long et étroit ouvert à l'extrémité est mis dans un vase plein d'eau. La variation de température agit sur le volume de l'air et fait monter ou descendre l'eau dans le tube. Des améliorations seront ensuite apportées avec notamment l'utilisation de l'alcool, plus sensible à la température, mais il a fallu attendre un siècle encore pour mettre au point un thermomètre avec échelle de température. Il est dû à un physicien allemand, Daniel Gabriel FAHRENHEID (1686-1736). Ce dernier utilise une graduation qui conservera son nom. En 1715, il remplace l'alcool par le mercure, mais son échelle est compliquée et nécessite d'être améliorée. C'est Anders CELCIUS (1701-1744) physicien et astronome suédois qui propose une échelle centésimale (divisée en 100 parties) ; 0 degré pour l'ébullition de l'eau et 100° pour la congélation de l'eau. Cette échelle sera inversée quelques années après. Aujourd'hui, l'électronique a remplacé le thermomètre au mercure qui est interdit à la vente à cause de la dangerosité de ce métal sur l'environnement. Il est de plus en plus précis et facile d'utilisation.