U.S.O 1931 : site officiel du club de foot de les ormes - footeo

FC Lorient / Girondins de Bordeaux.

  13 / 20  Tour de France des clubs de L1 : FC Lorient. 

FC Lorient
  • Président : Loïc Féry
  • Entraîneur : Christian Gourcuff
  • Fondé en : 1926
  • Stade : Stade du Moustoir (18110)
  • Couleurs : Orange et noir
  • Palmarés : 
  • Coupe de France : 1 (2002)


Trézième volet de notre série d'été sur les 20 clubs de L1. Au tour de Lorient, équipe réputée pour son beau jeu et qui doit confirmer sa belle saison passée.

Lorient : 6 questions pour une saison - Football - Ligue 1

Est-ce la dernière saison de Christian Gourcuff ?

En fin de contrat à la fin de la saison prochaine, Christian Gourcuff vit (peut-être) sa dernière saison dans le Morbihan. Depuis 2003, après y être déjà passé entre 1991 et 2001, le Breton incarne le projet à (très) long terme de Lorient. Mais Gourcuff a laissé entendre qu’un ailleurs et un après Lorient existait : "Il y a des choses, des trucs qui m’intéressent, déclarait-il a France FootballTrouver un contexte. Toujours dans le sens du jeu. Je suis par exemple attentif à l’évolution du foot aux États-Unis." Le coach du FCL ne partira pas pour un projet quelconque. Mais se laisse une marge de manœuvre. À utiliser dès l’année prochaine, ou pas.

Notre première réponse : Gourcuff partira pour un projet solide dans lequel il peut s’investir sur la durée. Mais cela ne semble pas être à l’ordre du jour.

Alors le synthétique, c’est si bien que ça ?

Installée en 2010 pour favoriser le jeu chatoyant des Merlus, la pelouse synthétique du Moustoir peine à faire l’unanimité parmi les équipes qui viennent jouer à Lorient. Côté résultats, le bilan est mitigé. Au classement des équipes à domicile, les Merlus n’ont jamais surperformé (7e la saison dernière, 11e en 2012, 8e en 2011). Certes, le billard lorientais limite les erreurs techniques et favorise les échanges au sol, mais ne garantit pas forcément de meilleurs résultats. Nancy, relégué la saison dernière, évolue sur un synthétique.

Notre première réponse : S’il en fallait la preuve, un terrain sans défaut n’aide pas forcément aux résultats.

Aliadière va-t-il enchainer une deuxième saison de haut niveau ? 

Jérémie Aliadière a conclu la saison avec un total de 15 buts en Ligue 1. Honorable, mais surtout inédit pour lui qui n’avait jamais marqué plus de cinq buts en Premier League ou en Scottish League. Depuis ses débuts, le Francilien s’est déplacé de banc en banc, d’Arsenal àMiddlesbrough, en passant par le Celtic Glasgow, sans jamais trouver la régularité, à cause d’un physique fragile. Mais en Bretagne, Aliadière a trouvé un contexte favorable. À l’aise dans le style de jeu léché de Christian Gourcuff, ses années de formation passées à Arsenal ont facilité son adaptation dans le système. Perturbé dans sa préparation par un conflit contractuel avec ses dirigeants, l’attaquant de 30 ans n’aborde pas la saison 2013-2014 dans les meilleures dispositions. Le joueur a envie de retourner en Angleterre (d’où sa femme est originaire) mais pour le moment, aucun club du Royaume ne semble disposer à lui offrir cette opportunité. Rester à Lorient apparait comme la meilleure solution pour Jérémie Aliadière, une manière aussi de se montrer reconnaissant envers un club qui l’a sorti du trou.

Notre première réponse : Si Aliadière reste à Lorient, l’environnement lui sera favorable. Il sera dans les bonnes conditions pour enfin enchainer deux saisons de bon niveau, à 30 ans passés.

Ligue 1 : FC Lorient, 6 questions pour la saison de Ligue 1 2013-2014 - Football - Ligue 1

Le beau jeu enfin couronné ? 

"La victoire à tout prix, c’est la mort du foot", disait Christian Gourcuff il y a quelques années. Par cette envolée, le Breton clamait son amour du jeu bien fait, agréable à jouer et à contempler. Reconnu comme un des plus beaux dispositifs de L1, Lorient ne gagne pas. Le dernier trophée du club est une Coupe de France décrochée en 2002. Sans Christian Gourcuff. Pour lui, le palmarès "n’est pas une préoccupation". Quand même. Lorient n’a pas l’effectif nécessaire pour dominer la Ligue 1, mais en Coupe, les Bretons peuvent s’en sortir. Ils sont allés en demi-finale de la Coupe de France la saison dernière, recevant au passage une correction de la part de l'ETG (4-0). L’effectif des Merlus est essentiellement composé de jeunes joueurs qui n’ont pas beaucoup, voire aucune ligne à leur palmarès. Un succès viendrait récompenser le projet de longue haleine incarné par le coach lorientais.

Notre première réponse : Lorient peut espérer étoffer son palmarès grâce aux Coupes. Un objectif réalisable pour les Bretons.

La défense de Lorient tiendra-t-elle le choc ?

La limite du jeu lorientais se trouve peut-être là. Dans ces rencontres où le FCL explose. Face à Valenciennes (6-1) ou à Lille (5-0), la défense bretonne a volé en éclats, alors que son attaque est d’une efficacité redoutable. Trop joueuse, l’équipe de Christian Gourcuff est souvent coupable d’erreurs défensives, qui ne pardonnent pas. La jeunesse de l’arrière-garde bretonne peut expliquer ces sautes de concentration. Mais pas seulement. L’équipe peut se retrouver à plusieurs reprises dans le match scindée en deux. Pour le moment, seul Raphaël Guerreiro est venu renforcer le côté gauche de la défense lorientaise, déjà bien fournie.

Notre première réponse : La maitrise défensive est le point noir de Lorient. La défaite en amical face à Rennes doit sonner comme un avertissement (4-1).

Les Merlus sont-ils capables de franchir un cap ?

Lorient est bien installé dans le paysage du foot français. Mais l’équipe peine à s’offrir des saisons palpitantes. Depuis son retour en Ligue 1 en 2006, les Bretons oscillent entre la 17e et la 7e place du classement. Pas de quoi pavoiser, même avec un jeu plaisant. Nice a prouvé que sur une saison, l’embellie était possible. Avec un recrutement jeune, symbolisé par Guerreiro (19 ans) ou Aboubakar (21 ans), la direction reste fidèle à sa vision sur le long terme. Quoi qu’en dise Chriostian Giourcuff, le départ ou non de Jérémie Aliadière est un facteur déterminant pour la saison bretonne. La régularité à l’extérieur peut également empêcher Lorient de franchir un cap. Seulement quatre victoires en déplacement pour les Bretons sur le dernier exercice, c'est trop peu pour espérer se mêler à la lutte pour une place en Coupe d’Europe.

Notre première réponse : Même si le jeu des Merlus est attractif, la jeunesse de l’effectif breton peut pénaliser les hommes de Christian Gourcuff dans les moments clés de la saison.

Ligue 1 : FC Lorient, 6 questions pour la saison de Ligue 1 2013-2014 - Football - Ligue 1

  14 / Tour de France des clubs de L1 : Girondins de Bordeaux. 

Quatorzième volet de notre série d'été sur les 20 clubs de Ligue 1. Au tour de Bordeaux, 7e l'an passé et qui n’a guère d’espoir de faire mieux.

Bordeaux : 8 questions pour une saison - Football - Ligue 1

Faute de recrue, Gillot peut-il miser sur les jeunes ?

Sous cure d’amaigrissement depuis la gestion douteuse de l’après titre, Bordeaux pratique le mercato à zéro euros. Les joueurs partent, mais aucun n’arrive, à l'exception de Lucas Orban, venu remplacer Trémoulinas. Devant ce manque d’ambition, Francis Gillot a pour mission de faire monter des jeunes, seule véritable bouée de secours pour les Girondins. Maxime Poundjé pourrait avoir plus de responsabilités avec le départ de Trémoulinas ; convaincant en préparation, Hadi Sacko jouera sa carte face la concurrence en attaque (Diabaté, Saivet, Rolan). Le très prometteur Valentin Vada devrait encore être préservé cette saison dans les équipes de jeunes. La dernière fois que Bordeaux s’est appuyé sur son centre de formation Benoît TrémoulinasMarouane Chamakh ou Rio Mavubas’étaient révélés. Mais le club avait évité la relégation de justesse (2004-2005).

Notre première réponse : Il sera difficile pour Bordeaux de rivaliser uniquement en misant sur la formation.

Saivet a-t-il les épaules ?

Francis Gillot veut en faire un des hommes de base pour la saison à venir. Irrégulier depuis ses débuts avec les Girondins, Henri Saivet a laissé entrevoir son talent l’année dernière (23 matches, 8 buts). Rapide et facile balle au pied, l’international Espoirs devrait être aligné à la pointe de l’attaque avec Cheick Diabaté, dont l'association avait fait des étincelles notamment lors de la finale de la Coupe de France 2013 face à Évian (3-2). À 22 ans, Saivet a été une des rares satisfactions de l’exercice précédent.

Notre première réponse : Sur sa lancée de la saison précédente, Saivet doit confirmer et s’affirmer comme le joueur offensif décisif des Marine et Blanc.

Combien de buts pour Diabaté ?

Auteur de 19 buts (toutes compétitions confondus) la saison passée, l’attaquant malien a surpris son monde, lui le premier. Pas destiné à être titulaire, il l’a été au gré des déceptions de l’attaque girondine (départ de Gouffran, Rolan, Bellion) et de ses performances convaincantes. Certes, le Malien n’est pas un esthète mais son efficacité face aux cages adverses compense sa technique parfois douteuse. Une évolution qui fait penser à celle de Marouane Chamakh au début des années 2000. Raillé à ses débuts, l’attaquant marocain avait fini par s’imposer comme un pilier de l’effectif girondin. Diabaté en sera assurément un la saison prochaine.

Notre première réponse : Le Malien devrait scorer au moins dix buts en Ligue 1 cette saison, si son corps le laisse tranquille.

Ligue 1 : Girondins de Bordeaux, 8 questions pour la saison de Ligue 1 2013-2014 - Football - Ligue 1

Bordeaux peut-il se mêler à la lutte pour le Top 5 ?

L’objectif affiché de la direction girondine est une qualification trois années sur quatre pour la Coupe d’Europe (C1 ou C3). Sur le terrain, la réalité diffère. En marge du PSG et Monaco, les autres équipes se disputeront les miettes. Avec l’effectif actuel, il sera difficile aux Bordelais de se mêler à la course à l’Europe. Marseille (qualifié pour la C1), Saint-Étienne (qualifié pour la C3) sont mieux armés pour faire face à la longue saison qui se profile pour les équipes engagées dans une compétition européenne. Lille, dans une moindre mesure, aura sa chance pour l’Europe. Les Aquitains devront guetter une défaillance de ces formations pour espérer mieux.

Notre première réponse : Bordeaux n’a plus les moyens financiers pour se placer parmi les poids lourds du championnat. Le Top 5 est pour le moment inaccessible.

Quelle attitude en Ligue Europa?

Si les Bordelais ont échoué au septième rang la saison passée, ils le doivent notamment à leur campagne européenne. Prenant la Ligue Europa à cœur, les Girondins ont été éliminés en huitièmes de finale par Benfica . Sur les neuf matches que Bordeaux a disputé après la C3, les joueurs de Gillot ne comptent aucune victoire (quatre défaites, cinq nuls). Soit cinq points pris sur 27 possibles, famélique. L’effectif des Bordelais ne leur permettra pas d’être performants sur tous les tableaux. La question de galvauder la C3 doit être posée. Par le passé bon nombre d’équipes, dont Bordeaux, ont laissé filer la compétition pour se concentrer sur les affaires domestiques.

Notre première réponse : Sans l’effectif pour s'affirmer sur plusieurs fronts, Bordeaux devra faire un choix.

Ligue 1 : Girondins de Bordeaux, 8 questions pour la saison de Ligue 1 2013-2014 - Football - Ligue 1

Que faire sans Trémoulinas ?

Le départ de Benoît Trémoulinas à Kiev est un énorme coup dur pour Bordeaux. Le champion de France 2009 a perdu son meilleur joueur, tout simplement. Le jeu bordelais penchait clairement sur le flanc gauche, pour preuve, le Lormontais était le joueur qui envoyait le plus de centre la saison dernière en Ligue 1. Lucas Orban est arrivé au Haillan pour le remplacer, le jeune Poundjé lui fera concurrence. En provenance d’Argentine, l’adaptation d’Orban pose clairement problème. Le passage catastrophique de Diego Placente (2008-2010) en Gironde en est le parfait exemple. Si le départ de Trémoulinas était justifié fiancièrement, Bordeaux n’avait vraiment pas besoin de cela sur un plan sportif.

Notre première réponse : Bordeaux devra trouver d’autres solutions pour animer son côté gauche. Poundjé est prometteur, il peut être la bonne surprise.

Bordeaux, champion du foot pénible ?

Critiqué pour son jeu peu enthousiasmant la saison dernière, Bordeaux semble mal parti pour changer sa philosophie de jeu. Francis Gillot réclamait des renforts, il ne les a pas eus. Le déficit à la création (en dehors d’Obraniak), ignoré par les dirigeants aquitains, force Gillot à construire une équipe solide derrière et capable de jouer les (rares) coups qui s’offrent à elle, en contre. Stratégie assumée par le technicien bordelais qui a beau être talentueux, n’est pas magicien. Le Ugly Bordeaux risque encore de faire parler de lui quelques dimanches de prime time.

Notre première réponse : L’effectif s’appauvrit saison après saison, la qualité de jeu aussi.

La Coupe de France comme booster ?

Au terme d’une saison traversée comme un fantôme, Bordeaux a décroché la Coupe de France face à Évian (3-2). Dans cette victoire réside peut-être le renouveau girondin. Les trois derniers vainqueurs de la Coupe de France (Lyon, Lille, PSG) ont réalisé des saisons convaincantes l’année qui a suivi leur victoire. Les Gones et le LOSC s’étaient qualifiés pour le tour préliminaire (3e) de la Ligue des champions, tandis que les Franciliens accédaient à la C3 (4e). Un succès en coupe fédère un effectif et peut créer une dynamique ascendante qui rejaillit sur la saison qui vient. En 2007, Bordeaux s’imposait face à Lyon en finale de la Coupe de la Ligue (1-0) et balayait son complexe d’infériorité face aux Rhodaniens. L’année d’après les Girondins finissaient deuxièmes de L1, derrière les septuples tenant du titre. En 2009, les Aquitains décrochaient le sacre. À Bordeaux de s’inspirer de sa propre histoire.

Notre première réponse : En profitant de l’élan de la victoire, les Bordelais peuvent réaliser une saison convaincante.