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DEPOT DE BILAN

22 août 2013 - 20:34

Le Mans et Rouen déposent le bilan en liquidation judiciaire
Le Mans et Rouen déposent le bilan

Auteur de lourds investissements ces dernières années, notamment dans son stade, Le Mans est aujourd'hui en faillite - Panoramic

 Frappés de plein fouet par la crise économique, Le Mans et Rouen ont été placés en liquidation judiciaire, entraînant le licenciement de nombreux salariés. Les clubs de Ligue 1 ne sont pas non plus à l’abri.

Les clubs de football sont endettés. Et pas seulement en Espagne. L’été a été particulièrement fatal en France. Après Sedan, placé en liquidation judiciaire début août, Le Mans et Rouen ont connu à leur tour le même sort.

Le Mans repousse l’inexorable
«La Commission d'Appel de la DNCG a décidé de retirer sa décision du 09 juillet 2013 ayant exclu l'équipe première du club des championnats nationaux, indiquait mardi Le Mans, qui espèraient toujours jouer en National, dans un comuniqué. Cependant, statuant à nouveau, la Commission d'Appel a finalement décidé ce 19 août 2013 de rétrograder l'équipe première du club en Championnat de France Amateur.Cette décision, qui entraîne la perte du statut professionnel du club et de l'ensemble des droits attachés à ce statut, conduit inexorablement à la mise en liquidation judiciaire du club et au licenciement de l'ensemble de ses salariés

Les dirigeants sarthois tentent cependant de repousser l’inexorable mais devraient être définitivement fixés sur leur avenir jeudi soir : «Compte tenu de l'excès de pouvoir manifeste commis par la Fédération Française de Football et des nombreux vices de légalité affectant, tant sur la forme que sur le fond, la nouvelle décision prise par la Commission d'Appel de la DNCG, LEMANS FC a déposé ce jour un nouveau référé-suspension qui sera examiné en urgence par le juge des référés du Tribunal Administratif de NANTES ce jeudi 22 août à 14h30

Une trentaine de salariés sur la carreau
De son côté, le FC Rouen, rétrogradé en Division d’Honneur en juillet, a vu sa société anonyme sportive professionnelle (SASP) liquidée. Ne reste plus que l’association. Le site 76actu.frnous apprend qu’une trentaine de salariés a été licencié officiellement lundi 19 août. Le site internet du club n’existe plus et la ligne téléphonique a été coupée.  «Des rendez-vous sont prévus courant septembre avec les collectivités, la Ville de Rouen, la CREA et des acteurs économiques. On attend d’eux qu’ils nous soutiennent (…) Le budget de l’association est le même qu’en mai. On avait monté ce budget pour les équipes U9 à l’équipe réserve. Maintenant, la différence, c’est qu’on récupère l’équipe première», a confié au site normand Eric Rastell, co-entraîneur de l’équipe avec Hakli Dahmane, ancien entraîneur de Versailles.

Ancien président du FCR, Thierry Granturco n’est pas certain de rester. S’il ne veut pas donner l’impression de quitter le navire, il n’envisage son rôle que dans la mesure où le club redeviendrait professionnel, relançant l’idée d’un «club de l’agglomération», regroupant Oissel ou Quevily : «La Ville n’a pas les structures, et n’a pas les moyens de verser des fonds suffisants. L’an dernier, les financements publics avaient encore baissé. Et le FC Rouen n’a pas de patrimoine… C’est compliqué d’imposer l’idée qu’il faut évoluer autrement, car les gens restent avec l’idée des Diables Rouges des années 80, mais c’est fini…»

La Ligue 1 loin d’être à l’abri
Si ces décisions font actuellement peu de bruits, elles pourraient prendre de l’ampleur dans les mois à venir. Président de la Ligue de Football Professionnel, Frédéric Thiriez ne cache pas son inquiétude : «Nos clubs pratiquent une cure d'austérité depuis trois ans, mais ils sont désormais dans le dur. Et la taxe sur les hauts revenus va encore augmenter les charges de 30 %. Je vous l'annonce et je ne plaisante pas, de grands clubs français vont déposer le bilan. C'est ce que j'appelle une opération perdant-perdant. Pour un symbole, le gouvernement va tuer le football professionnel. Mais j'espère que le sens des réalités va l'emporter sur la démagogie.»

Le PSG et Monaco, qui possèdent pour l’instant des budgets illimités, sont les arbres qui cachent la forêt. Cette saison, Lyon (de 145 à 137 millions d’euros), Lille (de 100 à 75 M€), Bordeaux (de 75 à 58 M€) ou encore Rennes (de 52 à 44 M€) ont revu leur budget à la baisse*.

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