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TOURS FC : MERCI MONSIEUR FREDERIC SEBAG

22 juillet 2013 - 08:24

Passation de Présidence

TOURS FC : Le salut final de Frédéric Sebag

« La Ligue 1, c'est par là. Bon courage pour y aller, moi je n'ai pas pu », semble dire Sebag à Ettori.

« La Ligue 1, c'est par là. Bon courage pour y aller, moi je n'ai pas pu », semble dire Sebag à Ettori. - (Photos NR, Patrice Deschamps)

Dernière apparition samedi, à la Vallée du Cher, pour Frédéric Sebag. Le désormais ex-président du Tours FC avait des choses à dire, avant de partir.
Samedi, avant le coup d'envoi du match amical entre Tours et Créteil, Frédéric Sebag et Jean-Marc Ettori avaient convié les médias à une conférence de presse. L'occasion de mettre en lumière les nettes différences entre l'ancien et le nouveau propriétaire du TFC.

Frédéric Sebag est un fonceur, un homme du concret qui ne met pas beaucoup d'eau dans son vin. C'est aussi un passionné touché par ce qu'il considère, à certains égards, comme un échec. Même s'il a commencé par répondre, quand on lui a demandé quel sentiment l'habitait, par une note positive: « Le soulagement que le Tours FC soit encore en vie. C'est ce que je ressens. Le soulagement, aussi, que le travail accompli soit repris et, je l'espère, bonifié. Jean-Marc (Ettori) s'est montré à la hauteur de la tâche, reprenant le club dans une position difficile économiquement. Il va apporter un nouvel élan que je ne peux plus mettre… »
Un sentiment d'abandon et d'espoir déchu
C'est au tribunal de commerce qu'a commencé cette fin de saison houleuse. La suite logique d'un phénomène qui date déjà de plusieurs saisons, l'affirme Sebag: « Cela fait trois ans que je répète que le club ne créé pas assez de ressources nécessaires pour son fonctionnement. Je n'ai pas été suffisamment entendu sur ce sujet, que ce soit par les acteurs locaux économiques ou politiques, même par les spectateurs. »
Pour clarifier, l'ancien président du TFC a dû plusieurs fois mettre la main à la poche pour éviter un dépôt de bilan: « J'ai comblé, à chaque fois. Mais il y a un moment où ce n'est plus possible. »
L'amertume est bien présente, quand il s'agit d'évoquer le sauvetage mené par Jean-Marc Ettori: « Il a réussi à mobiliser en un temps très court, moins d'un mois. C'est mieux que mois en dix ans… »
Frédéric Sebag avait pris les rênes du club en 2002, et au bilan il ressort avec peine du positif, forcément encore marqué par cette fin de cycle: « De mon aventure au Tours FC, je ne retiendrai que la rencontre avec quelques hommes. Quelques-uns, pas plus. Chaque saison, il y a eu trois ou quatre moments incroyables, je n'oublie pas les deux montées en Ligue 2, la première acquise à la force du poignet et la seconde plus technique, plus académique. Mais j'ai surtout l'impression d'avoir vécu dans un tambour de machine à laver ne s'arrêtant jamais, tout ce temps comme président du Tours FC… »
En guise de salut final, il invite à la réflexion sur un sujet qui lui a toujours tenu à cœur, la difficulté à trouver localement des acteurs s'investissant dans le club: « J'aurais aimé avoir sur mon bureau des offres de reprise locales, même si elles étaient bancales. Il était indispensable de trouver des partenaires locaux, et de nouveau c'est quelqu'un qui n'est pas de Tours ni même de la région qui vient apporter de la richesse. Réfléchissez à ça… »
Le salut final de Frédéric SebagDernière apparition samedi, à la Vallée du Cher, pour Frédéric Sebag. Le désormais ex-président du Tours FC avait des choses à dire, avant de partir.
Un périple de plus de dix ans comme propriétaire qui a laissé des traces, et touché un homme qui part sans avoir pu mener le navire TFC là où il l'aurait voulu. Comment ne pas le comprendre…

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